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Dydrogestérone

孕激素 C

Dydrogestérone (Duphaston)

Dydrogesterone

Voie orale

La dydrogestérone est un rétro-isomère de la progestérone, dont la biodisponibilité orale est nettement supérieure à celle de la progestérone micronisée. Dans le cadre du THS féminisant, elle peut servir d’option progestative de substitution. Les données cliniques propres aux personnes transgenres restant limitées, elle se situe aujourd’hui au niveau de preuve C [1] .

La dydrogestérone est un analogue structurel de la progestérone naturelle, avec une activité progestative très sélective sur ses récepteurs :

  • Biodisponibilité orale élevée : environ 28 % (contre environ 10 % pour la progestérone micronisée)
  • Pas d’activité anti-androgénique : à la différence de la CPA ou de la spironolactone, elle n’agit pas directement sur les androgènes
  • Pas d’activité glucocorticoïde ni minéralocorticoïde
  • Demi-vie : environ 14 à 17 heures
CaractéristiqueDydrogestéroneProgestérone micronisée
TypeRétro-isomère (synthétique)Naturelle / bio-identique
Biodisponibilité orale~28 %~10 %
Effet sédatifMinimeMarqué (d’où une prise au coucher)
Voies d’administrationOrale uniquementOrale / rectale / vaginale
Risque de TEV (VTE)Données insuffisantesNeutre ou très faible
Niveau de preuveCC
IndicationDoseRemarques
Supplémentation progestative dans le THS 10-20 mg/jour Généralement 1 à 2 fois par jour
Schéma cyclique 10 mg/jour x 14 jours/mois Reproduit la phase lutéale du cycle menstruel
MarqueDosageRégion
Duphaston10 mgLargement disponible en France, Belgique, Suisse et dans le monde
Génériques10 mgCertaines régions
  • PRL (prolactine) : tous les 6 mois. Les progestatifs peuvent légèrement augmenter la prolactine.
  • Aucune surveillance hépatique supplémentaire n’est nécessaire (la dydrogestérone est très peu hépatotoxique).
  • Allergie à la dydrogestérone
  • Saignements vaginaux inexpliqués (indication chez les femmes cisgenres, rarement pertinente dans le contexte trans)
  • Porphyrie hépatique aiguë